Faisant partie d'une ancienne usine autrefois utilisée pour la transformation des tomates, cet appartement utilise un grand volume avec un toit à pignon pour créer un espace de vie double hauteur avec une mezzanine. Une solution qui transforme le salon en le pivot de toute la maison , autour duquel s'organisent les espaces accessoires et l'espace nuit.
Le traitement blanc total des surfaces n'est interrompu que par la couleur particulièrement forte du mur qui sert de fond à l'escalier menant à la mezzanine. Et même le mobilier, mélange équilibré de production actuelle et de pièces du passé, ponctue discrètement l'espace, décliné dans des couleurs neutres. Un choix en faveur de la luminosité de l'ensemble, garantie par la grande fenêtre donnant sur le paysage environnant et mise en valeur par la chaleur des longues lattes de chêne naturel qui recouvrent tout l'étage de la maison.
L'appartement, auquel on accède depuis la cour du complexe par un escalier carré, se développe au premier étage, en profitant d'une grande pièce à double hauteur de l'ancienne usine de transformation de tomates.
Le projet de rénovation, suivi de près par les deux propriétaires, s'articule autour de ce grand espace central, pivot de la maison autour duquel se répartissent la cuisine et le coin nuit.
Le volume d'origine de l'architecture, avec un toit de cabane, a permis la création d'une mezzanine donnant sur le salon, dédiée à l'espace de divertissement avec canapés et télévision . On y accède par un escalier à fort impact matériel .
Sur les côtés du salon, là où les pentes du toit sont abaissées, il y a trois chambres avec deux salles de bain en plus de la cuisine.
Galerie
Le plan d'étage de la maison
Le point d'appui de la maison est le grand volume avec un toit à double pente, transformé en salon double hauteur qui donne sur une mezzanine. La structure horizontale de ce dernier, soutenue par un pilier central à section ronde, s'harmonise avec l'ensemble et est allégée en perception grâce au choix du blanc et à la présence de parapets «invisibles» de plaques de verre structurel. De cette manière, la vue en perspective des poutres apparentes de couleur bois reste libre.

Le salon à double hauteur est éclairé par une grande ouverture de fenêtre, qui apporte de la lumière dans toute la profondeur du bâtiment. Le mobilier est essentiel et décliné dans des tons clairs, pour faire de l'architecture le protagoniste. La salle à manger mêle passé et présent, tout comme l'espace de conversation: les chaises Victoria Ghost et les fauteuils transparents Louis Ghost de Kartell sont placés à côté de la table avec un plateau obtenu à partir d'une ancienne porte de cantine, tandis que le canapé de style années 50 tapissé de couleur moutarde, flanqué de deux fauteuils antiques.

De longues lattes de bois de chêne naturel recouvrent tout l'étage de l'appartement, donnant chaleur et luminosité à l'ensemble. Luminosité amplifiée par la finition blanche totale des murs et la blancheur des profilés du grand cadre de fenêtre, protégé uniquement par des rideaux de gaze.

La structure de la mezzanine disparaît de la vue grâce à la propreté formelle du projet et à la simplification géométrique des éléments porteurs: de cette manière le pilier avec une section ronde comme contrainte devient un élément diviseur de l'espace pour ceux qui entrent dans la maison: à droite la table à manger, à gauche, la zone de conversation, dans laquelle se distingue le jaune moutarde du revêtement du canapé. Le grand lustre Vertigo de Petite Friture illumine le dessus, obtenu à partir d'une ancienne porte. Aussi aérés que les chaises en plastique transparent de Kartell et le support de table en métal.

La cuisine, séparée du séjour par une porte coulissante, est petite mais parfaitement organisée. Un espace inopinément plein de couleurs, comparé au reste de la maison avec tapis multicolore, mobilier laqué noir brillant, dessus et dos marron. La technologie est également disponible en noir, à savoir la hotte Elica et le réfrigérateur Smeg arrondi.

L'escalier menant à la mezzanine, en maçonnerie, est résolument matériel et se distingue par les marches en ardoise qui se détachent sur le blanc du plâtre et le vert pétrole du mur du fond. L'essentialité de l'ensemble - également donnée par l'absence de main courante et de parapet pour protéger les premiers marches - interagit ironiquement avec un fauteuil et un miroir d'époque, tous deux finis à la feuille d'or.

La pièce supplémentaire, obtenue avec la construction de la mezzanine grâce à la double hauteur du volume principal, est utilisée pour la détente: un lieu séparé du reste de la maison, bien que visuellement en communication directe. Le canapé modulaire et non structuré Sanders de Ditre Italia, qui reprend le gris du sol en ardoise, organise de manière flexible l'espace avec sa position. Une composition en ligne conçue sur mesure le long du mur où la pente du toit est plus basse, laquée en blanc pour se fondre dans le fond, devient un système utile équipé pour la télévision et toute la technologie pour le divertissement.

La chambre principale se distingue par le toit en pente et le mur derrière le lit bleu paon. Un éscamotage chromatique qui donne de la personnalité à un environnement presque monastique dans sa simplicité, dans lequel le protagoniste est la tête de lit Mandal d'Ikea (associée à un simple sommier), laquée dans la même teinte que le mur du fond pour recréer un élégant jeu d'ombres géométriques.

Propreté formelle extrême également pour la salle de bain privée de la chambre principale, où le parquet en chêne naturel continue. Les sanitaires et accessoires sont déclinés selon des formes géométriques sans aucune rondeur, pour souligner leur minimalisme et leur élégance. Les finitions du meuble et de la surface carrelée simple ont été changées en nuances de brun: celle de la grande douche double qui occupe tout le petit côté de la pièce.
Photo : Roberta Tucci